L’observatoire Lactavih a 1 an !

Les inclusions continuent ! En un an, l’observatoire Lactavih a déjà inclus 119 femmes vivant avec le VIH qui ont choisi l’allaitement maternel.

Cet effectif est déjà supérieur à la plupart des études menées dans des pays à ressources élevées sur le sujet. A ce jour, les données des premières patientes suivies jusqu’à 3 mois post-sevrage sont rassurantes. Merci à toutes et tous qui contribuez à ce succès.

Cependant, le nombre d’inclusions reste inférieur à notre hypothèse initiale. Quelques inclusions ont probablement été manquées, par oubli des cliniciens ou plus rarement par refus de patientes dus à une mauvaise compréhension du protocole et du circuit des données. Pourtant, la déclaration des cas d’allaitement est simple et peu chronophage, même pour les équipes peu habituées à la recherche.

Lactavih n’inclue que les femmes qui allaitent. D’autres sources seront donc nécessaires pour identifier une baisse du nombre d’accouchements de mères vivant avec le VIH en France. La majorité de ces femmes sont en succès virologique, et donc éligibles à l’allaitement selon les recommandations françaises. La proportion d’allaitement apparaît néanmoins moins élevée que prévu. Les raisons sont liées aussi bien aux équipes soignantes qu’aux femmes : peur du risque, manque de connaissance des bénéfices, réticence devant le protocole de prophylaxie et de suivi, manque de soutien. En toile de fond, il persiste des obstacles psychologiques et sociaux dans le contexte de stigmatisation persistante de l’infection à VIH. Les échanges entre collègues à travers la France et avec les associations seront précieux pour mieux comprendre les freins à l’allaitement maternel. Nous verrons comment les choix évoluent dans le temps.

N’hésitez pas à partager vos expériences et constatations.

Pr Mandelbrot, investigateur coordonnateur,Hôpital Louis Mourier.

Etat des inclusions au 09/04/2026

119 patientes ont été incluses dans l’étude depuis mars 2025. Vous trouverez ci-dessous la répartition géographique.

Parmi les 43 patientes suivies jusqu’à 3 mois après le sevrage, aucun cas de transmission mère-enfant n’a été observé. Ces premières données sont rassurantes pour les patientes ou les équipes encore réticentes à l’allaitement chez les mères vivant avec le VIH.

Comment procéder pour déclarer un cas d’allaitement chez une femme vivant avec le VIH dans l’observatoire Lactavih?

L’inclusion est possible à tout moment de l’allaitement, de la naissance jusqu’au sevrage complet. Nous comptons sur votre participation pour poursuivre cette dynamique !

Tous les professionnels de santé impliqués peuvent contribuer à cet observatoire, sans ouverture de centres, ni de déclaration préalable des investigateurs.

La déclaration des cas d’allaitement peut être faite par tout professionnel prenant en charge une FVVIH. Ainsi, il n’y a pas d’ouvertures de centres, ni de déclaration préalable des investigateurs. Aucun questionnaire spécifique ne sera à remplir et aucun prélèvement supplémentaire ne sera réalisé ; seules les données des dossiers médicaux seront exploitées.

Le suivi de l’enfant se fera jusqu’à 3 mois après le sevrage complet de l’allaitement au sein.

Vous trouverez toutes les informations ainsi que les modalités pratiques de participation sur le site de l’ANRS MIE.

En cas de questions vous pouvez contacter l’équipe sur : lactavih-drc.bch@aphp.fr